# Ma place, c’est en classe ! L’école inclusive reste à construire

# Ma place, c’est en classe ! L’école inclusive reste à construire

Le collectif « Ma place c’est en classe* » appelle à transformer l’école, avec des mesures concrètes pour garantir le droit à apprendre de tous les élèves. 

En cette rentrée, plus de 500 000 jeunes en situation de handicap seront accueillis à l’école de la République, un chiffre en constante progression. Les associations du collectif « Ma place c’est en classe », mobilisées depuis 2020, saluent cette dynamique mais rappellent qu’elle ne peut se résumer à une simple présence en classe. Dans une enquête IFOP menée en 2024 à l’initiative du collectif, 93 % des enseignants considèrent comme un droit la scolarisation des élèves en situation de handicap, mais 79 % se disent démunis pour la mettre en oeuvre. 

En effet, cette progression quantitative ne saurait masquer une réalité préoccupante : 

Les enseignants peinent à adapter leurs pratiques et à rendre leurs cours accessibles à tous. 

Les refus de scolarisation, au prétexte que l’élève « n’aurait pas le niveau » ou serait « en grande difficulté », ou encore que l’école ne serait « pas adaptée à sa situation » se multiplient. 

Quand bien même l’élève est accueilli, il n’est pas toujours scolarisé à temps plein ni accompagné à la hauteur de ses besoins 

Le projet des familles n’est pas toujours respecté 

Au-delà de ces constats, c’est le principe même d’une école inclusive, en capacité de scolariser tous les élèves, quels que soient leurs besoins ou leurs difficultés, qui est de plus en plus remis en cause. 

Or l’école inclusive n’est pas une option, c’est un droit : Il ne s’agit pas seulement de faire entrer les élèves dans l’école, mais de leur permettre d’y apprendre, d’y vivre, d’y progresser, d’y exister pleinement. L’inclusion scolaire est indissociable de l’inclusion sociale et citoyenne, pour que chaque enfant, chaque adulte trouve sa place. 

Des dispositifs ont été mis en place ces dernières années, mais restent encore trop limités ou inégalement appliqués. Le collectif « Ma place c’est en classe » appelle à un déploiement plus large, plus ambitieux et mieux contrôlé de ces mesures : 

  • Rendre réelle la coopération des équipes éducatives avec les professionnels du médico-social et du social est indispensable. Les Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS), et des équipes mobiles d’appui à la scolarité (EMAS), sont une première réponse dans une approche partagée des besoins de l’élève et de son accompagnement dans sa scolarité. Leur déploiement doit être concerté entre partenaires pour que les moyens ne soient pas dévoyés et que le droit des familles, notamment celui de saisir la MDPH s’ils le souhaitent, soit garanti. Leur action doit être évaluée régulièrement. 
  • Favoriser le passage de la compensation à l’accessibilité en prenant en compte l’environnement scolaire dans lequel évoluent tous les élèves. Développer ainsi la conception universelle des apprentissages et renforcer l’accès au matériel pédagogique adapté. 
  • Alléger les effectifs pour permettre la différenciation pédagogique : la mesure de dédoublement en REP et REP+ est une première étape, mais la réduction des effectifs doit être étendue à tous les niveaux et contextes. 
  • Renforcer la formation des enseignants et plus généralement de toute la communauté éducative (parents, AESH…) par le développement de formations croisées et complémentaires avec les professionnels du médico-social : les 25h actuellement dédiées à ce sujet pour les enseignants ne suffisent pas. Il faut construire un socle de formation solide et obligatoire, initiale et continue, centré sur la pédagogie inclusive et les besoins éducatifs diversifiés. 
  • Reconnaitre pleinement la place des familles : leur participation est prévue dans les textes (article D321-16 du code de l’Éducation), mais reste peu mise en oeuvre. Leur expertise doit être prise en compte et leur voix entendue dans une logique de co-éducation. 

L’ensemble de ces mesures doit bénéficier d’un financement pérenne et suffisant. 

L’école inclusive est l’affaire de toutes et tous : des pouvoirs publics bien sûr, mais aussi des parents, des acteurs du médico-social, des enseignants et personnels éducatifs, accompagnants, animateurs du péri et de l’extra-scolaire… 

C’est tous ensemble que nous pouvons avancer ! 

*Associations membres du collectif « Ma Place c’est en classe » ANPEA, APF France handicap, ASEI, Droit au savoir, Gapas, FCPE, FISAF, FNASEPH, Fédération PEEP, Fédération générale des PEP, Trisomie 21 France, UNANIMES 

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Nouveau CA – nouvelle présidente

Nouveau CA – nouvelle présidente

Les parents adhérents de l’ANPEA ont élu leur conseil d’administration le 7 juin 2025 à Paris. Nous souhaitons la bienvenue aux nouveaux membres et félicitons Marie-Pierre Cottineau, présidente. Elle succède à Rachida Teraoui qui, après 6 années à la tête de notre association, a souhaité se concentrer sur son engagement local Rhône-Alpin au profit de nos enfants.

Marie-Pierre s’engage à poursuivre la dynamique engagée ces dernières années qui vise à proposer aux parents un espace et des temps chaleureux, conviviaux, réconfortants et stimulants ! Avec une vigilance toujours accrue sur les réponses respectueuses des besoins de nos enfants tant dans le cadre scolaire que le quotidien ou encore la culture et les loisirs. L’inclusion, l’autonomie et la joie demeurent nos « mantras » !

Membres du conseil d’administration :

  • Cottineau Marie-Pierre – présidente         
  • Micard Mathilde – vice-présidente
  • Fossard Catherine – secrétaire générale
  • Hick Alain – trésorier
  • Arnaud Christine
  • Caretti Isabelle
  • Lacroix Régine
  • Llano-Alonso Jessica
  • Martin Julie
  • Moussa Ouafa
  • Pautre Laurent
  • Teraoui Rachida
Culture et accessibilité : comment font vos enfants ?

Culture et accessibilité : comment font vos enfants ?

Quelle sortie faire avec son enfant déficient visuel ? Où trouvez-vous un spectacle / un musée / un film adapté pour lui ?

Nous réfléchissons au sein de l’ANPEA à faciliter l’accès de nos enfants déficients visuels (malvoyants ou aveugles) aux sorties culturelles adaptées (théâtre, cinéma, spectacle, musée…)

Afin de nous aider à comprendre vos pratiques, de saisir les potentiels obstacles et de contribuer au développement d’offres culturelles accessibles pour vos enfants, nous avons besoin de vous : 5 minutes pour répondre à quelques questions !

👉  Répondre à l’enquête.

🧐 Pour plus d’information ou pour participer à notre réflexion autour de « culture et accessibilité pour le jeune public déficient visuel », contactez-nous : culture@anpea.asso.fr  / 06 07 06 06 46

Journée des familles et Assemblée Générale de l’ANPEA

Journée des familles et Assemblée Générale de l’ANPEA

L’ANPEA organise son Assemblée Générale le samedi 7 juin 2025 et en profite pour convier les familles à un temps de rencontres et d’échanges : ateliers pour les enfants et adolescents, espaces de discussion pour les parents…

Cette journée est ouverte à toutes les familles d’enfants aveugles ou malvoyants, avec ou sans troubles associés, de 0 à 25 ans et à leur fratrie ; elle se tiendra à l’école Chomel – Paris 7ème, au 8 rue Chomel.

Déjeuner sur place
Prise en charge possible des déplacements et de l’hébergement pour les familles adhérentes.

> Inscrivez-vous : https://www.helloasso.com/associations/anpea/evenements/journee-en-famille-7-juin-2025

> Programme en word

Pour toutes informations ou questions : 06 07 06 06 46 – contact@anpea.asso.fr

Les documents relatifs à l’Assemblée Générale sont disponibles en téléchargement :

Lancement d’une plateforme vidéo pour les familles d’enfants aveugles ou malvoyants

Lancement d’une plateforme vidéo pour les familles d’enfants aveugles ou malvoyants

Lancement d’une plateforme vidéo gratuite : une initiative de parents d’enfants aveugles ou malvoyants pour partager leurs expériences et des ressources avec d’autres parents concernés.

L’Association Nationale des Parents d’Enfants Aveugles ou malvoyants (ANPEA) et le CTRDV-PEP69/ML (Centre Technique Régional pour la Déficience Visuelle) sont ravis d’annoncer le lancement de leur plateforme vidéo, la « DVthèque de Nistag », qui rassemble des vidéos répondant aux questions que se posent les familles dans leur quotidien.
Nistag, la mascotte de la DVthèque, y partage des témoignages, des informations pratiques, des conseils et des astuces autour de la déficience visuelle.
Courtes, faciles à regarder chez soi ou dans les transports, ces vidéos sont regroupées en plusieurs thématiques :

  • Parcours de vie,
  • Sport, loisirs et culture,
  • Scolarité et études supérieures,
  • Emploi et vie professionnelle,
  • Mobilité, autonomie,
  • Accès à l’information et au numérique,
  • Santé…

Pour compléter les vidéos recensées, réalisées par des professionnels, des amateurs, des associations et autres vidéastes qui traitent des problématiques des enfants et jeunes déficients visuels, Nistag propose ses propres vidéos (« DVidéos ») qui traitent de sujets de préoccupation des parents.
De ce fait, ce catalogue collaboratif de plus de 60 références est amené à s’enrichir par les demandes des familles pour traiter de points particuliers ou apporter leur témoignage.
Toutes les personnes qui entourent ces enfants dans un cadre médico-social, médical ou encore scolaire y trouveront des ressources utiles pour leurs accompagnements.
La plateforme est accessible depuis le site www.anpea.asso.fr/la-dvtheque-nistag/ et on peut suivre les aventures de Nistag sur sa chaîne www.youtube.com/@dvtheque-nistag.

« Avec ce nouvel outil, nous souhaitons offrir aux parents et aux jeunes, aux enseignants et professionnels de la déficience visuelle, des ressources et des témoignages positifs et inspirants, proches de leurs réalités. C’est un accompagnement à la parentalité, pour des familles confrontées à la spécificité de la déficience visuelle. » déclare Rachida Teraoui, présidente de l’ANPEA.

Contacts :

  • Julie Bellenger, secrétaire générale de l’ANPEA – jbellenger@anpea.gapas.org – 06 07 06 06 46
  • Selim Tigrine, chef de projet – dvtheque@anpea.asso.fr – 06 38 45 47 59
  • Les témoignages de familles (parents, jeunes) sont envisageables.

Ce projet a été réalisé avec le soutien de la Fondation Cérès et de la Fondation de France.

Télécharger le communiqué de presse ici.