association nationale des parents d’enfants aveugles ou malvoyants, avec ou sans handicaps associés

Des livres pour parler des couleurs avec des enfants déficients visuels.

Evoquer les couleurs quand son enfant ne voit pas ou voit mal, cela peut interroger… Comment partager, transmettre une couleur ?
Deux auteurs de littérature jeunesse ont tenté ce pari : décrire des couleurs à des enfants aveugles:

  • Le livre noir des couleurs. Menena Cottin. Rosana Faria. Rue du Monde. 2007.
  • Au-delà des couleurs. Dtory. Editions Circonflexe.

Les deux livres ont fait le choix de faire vivre les couleurs sous le signe des autres sens : odorat, goût, son.

« Le livre noir des couleurs »

Page de couverture du livre noir des couleurs

Dans le livre noir des couleurs, Thomas décrit chaque sensation liée à une couleur, nous pouvons imaginer que ce héros ne voit pas, mais cela n’est pas écrit.
Ainsi le vert va faire écho à l’odeur de l’herbe coupée, et le goût de la menthe.

Le livre est entièrement noir, ainsi que le braille tout en haut de la page gauche. Le texte est en dessous en blanc, taille 20. Ce choix est une volonté de mise en situation du lecteur. Pour le voyant comme le non-voyant l’illustration prend sens par l’image en relief.

Page intérieure du livre noir des couleurs qui décrit la couleur rouge

Si le pari est intéressant et judicieux, la technique de mise en relief ne permet pas une  découverte pour le lecteur aveugle, il n’est pas assez marqué, il est très difficile d’analyser le dessin proposé comme le braille est difficilement lisible. Pour un lecteur malvoyant, le relief noir brillant sur une page noire mat, ne permet pas non plus que le dessin prenne sens. Les photos ne rendent pas vraiment l’effet souhaité… Illustration en relief noir sur fond noir d'une fraise dans le livre noir des couleurs

« Au-delà des couleurs »

Page de couverture du livre

Dans le livre « Au-delà des couleurs », l’autrice coréenne a travaillé auprès d’enfants déficients visuels. Elle est partie de son expérience pour transmettre les sensations liées aux couleurs.
C’est ainsi le feu qui va s’associer cette fois à la couleur rouge. Le livre ne propose pas d’approche tactile. Sur la double page, est présent un dessin dans les tonalités grises. Sur une bande à droite de la double page, un nuancier présente les différentes tonalités de la couleur décrite.

Pour les enfants aveugles, l’intérêt sera dans la description de la couleur, de la saveur ou du son associé. Cela peut être un bon support d’échange entre parent et enfant, mais aussi pourquoi pas entre enfants… Et ainsi permettre de définir ensemble une culture commune des « propriétés » d’une couleur.

Pour les enfants malvoyants, l’intérêt sera le même car le manque de contraste dans l’illustration comme dans le nuancier rendra le livre difficile à découvrir seul..

A savoir : l’auteur a une culture différente, et cela peut se ressentir dans son descriptif de la couleur. Le jaune est associé à la limonade acidulée avec un dessin de citrons… La limonade ne se définit pas dans tous les pays du monde de la même façon, et en France elle peut paraître plus sucrée qu’acide, plus blanche que jaune…

 

 

 

Les deux livres ont une approche très poétique et esthétique et peuvent surtout être utilisés avec des enfants voyants pour les amener à réfléchir et à se mettre à la place de leurs camarades qui eux ne voient pas. Les choix faits ne permettent pas une réelle adaptation pour des enfants aveugles ou malvoyants, mais peuvent être un support de réflexion pour les adultes.

Ces livres ont été édités il y a longtemps maintenant, et peuvent être difficiles à trouver. N’oubliez pas votre bibliothèque de quartier qui peut les avoir dans son fonds.
Des centres plus spécifiques peuvent les en avoir en prêt.
Merci à Aude du centre de documentation de l’Equipe relais handicap rares Auvergne Rhône-Alpes – ERHR RA pour la découverte et le prêt.

Edit du 13 février 2024 :

Un nouveau titre à ajouter à cette liste. Un album plus confidentiel qui date de 2005 que l’on peut toujours trouver à l’achat.

Thierry Maricourt, Tatjana Mai-Wyss. Les couleurs retrouvées. Editions points de suspension. 2005.
Un album dans la veine des précédents où l’héroïne évoque les sensations et ressentis associés à une couleur. Entourée de ses deux frères, les couleurs se vivent au rythme de ses explorations et de son quotidien. Nous découvrons au fil des pages qu’elle est aveugle et qu’elle porte en elle sa « propre lumière ».
Cet album pourra lui aussi enrichir votre palette de définition des couleurs mais ses très belles illustrations avec des montages en papier découpé ne seront pas accessibles à nos enfants qui voient mal ou pas du tout.

 

LIBD: L’image au bout des doigts

LIBD: L’image au bout des doigts

Logo de l'association LIBD

L’image au bout des doigts – LIBD est une association dont l’objectif est de promouvoir l’image tactile.
Ils ont donc créé plusieurs livres graphiques en relief accessibles aux enfants déficients visuels.

Notre monde est aujourd’hui saturé de visuels sous toutes leurs formes. De nombreux supports de communications, d’ouvrages scientifiques, de loisirs s’appuient sur des images pour illustrer des propos mais aussi pour donner directement de l’information, ou apporter un point de vue plus ludique et attractif sur le texte. Les enfants aveugles ou malvoyants peuvent ainsi être privés de nombreuses informations.

L’association LIBD s’est engagé depuis 2015 dans la promotion de l’image tactile en relief grâce à la technique du gaufrage. Ils se sont lancés dans la création de bandes dessinées et de livres illustrés. Quatre ouvrages sont désormais disponibles :

  • Poursuite en ville
  • Le jardin du Ninja
  • Le messager du Louvre
  • La semaine du panda

La bande dessinée est un style littéraire très difficilement accessible aux enfants déficients visuels, ils peuvent grâce à ces ouvrages les découvrir désormais.

couverture du livre illustré pour enfants aveugles

Notre coup de cœur

Le messager du Louvre, cette bande dessinée qui s’adresse aux ados recèle une énigme qu’il faut résoudre ! Les adolescents aveugles n’ont souvent accès à l’illustration en relief que dans le cadre scolaire, c’est un vrai bonus que de le proposer dans la lecture loisir…

 

 

 

Un grand plus

Ces ouvrages sont aussi totalement accessibles aux voyants, ils sont en braille et en grand caractère, tout comme les visuels sont aussi en relief et en couleurs contrastés.
C’est un vrai support pour un moment de partage entre frères et sœurs, ou entre adulte voyant ou presbyte et les enfants ou petits-enfants !

Des ateliers pour tous

LIBD propose aussi des ateliers de lecture en relief, vous pourrez les rencontrer sur certains événements de l’ANPEA, notamment prochainement le 11 Juin 2022 à Paris, venez les rencontrer et nous rencontrer !

Ces ateliers peuvent réunir voyants et non voyants autour de cette découverte. Ils peuvent alors être un lieu d’apprentissage pour les personnes déficientes visuelles à décrypter ce qui est ressenti sous les doigts et un lieu de sensibilisation pour les autres…

Des partenariats

Cette association a été initiée par le Lions Club d’Antony. Les Lions club ont historiquement souvent soutenus des projets dans le champ de la déficience visuelle.

L’association a aussi de nombreux partenaires qui lui permettent de mener ses projets : l’INJA, La cité des sciences et de l’industrie, l’Ins-Hea, l’Institut de la vision, l’Association Valentin Haüy, la ligue Braille, le collectif Toko Moko, et Laville Imprimerie.

Un manga en relief « Le Totem des chimères » est disponible sur le site de LIBD. Le bon de commande doit etre téléchargé en ligne. 

 

Dessin en relief d'un personnage de manga avec deux mains en train de le parcourir

L’interview de Véronique Morra : la lecture, un temps de complicité

Véronique a travaillé dans plusieurs structures auprès d’enfants aveugles ou malvoyants à Lyon. Elle a été une des animatrices du projet Prélecture, langage et Représentations tout comme Christine Lyneel à Montpellier. C’est à son tour de se prêter au jeu des questions après Régine Michel, au sujet de ce projet qui a soutenu les enfants déficients visuels dans l’accès à l’écrit et au livre.

Pouvez-vous présenter ?

Je m’appelle Véronique Morra, je travaille en qualité de psychologue à Lyon depuis 2002 auprès des familles ayant des enfants en situation de déficience visuelle au sein des PEP 69.

J’ai une formation initiale en psychologie du développement. Mon sujet principal d’intérêt au cours de mes études était l’entrée dans les apprentissages premiers chez l’enfant. Je me suis donc particulièrement intéressée à tous les prérequis qui permettent d’entrer dans l’écrit, et les conséquences des différents troubles du développement. J’ai eu ensuite l’opportunité de travailler auprès des enfants en situation de déficience visuelle.

Parlez-nous du projet Pré-lecture, Langage, Représentations (PLR) pour les enfants déficients visuels…

L’écrit est un outil complexe. Ce n’est pas une simple trace de la parole et un simple exercice de correspondances entre les sons et la parole (phonèmes/graphèmes et règles orthographiques). Pour cette dimension de l’apprentissage de l’écrit, le braille remplace parfaitement l’écriture manuelle à l’encre ou la frappe sur un clavier.

L’écrit permet de communiquer à distance dans l’espace et dans le temps. Il permet également de décharger la mémoire, garder les traces des apprentissages et contribuent réellement à la structuration de la pensée. Il autorise la permanence du savoir et la mise à distance, donc facilite la réflexion métacognitive. Mais pour cela, son usage requière tout un tas de connaissances et savoir-faire transmis implicitement par les pratiques familiales et sociales, ce qui expliquent en partie les difficultés de certains enfants.

Le défi pour les enfants malvoyants et non-voyants est  d’acquérir tous les apprentissages implicites que les enfants acquièrent par l’observation visuelle des pratiques mais aussi l’implicite des textes car les mots n’expliquent jamais entièrement la pensée et l’entièreté d’un concept.

Pour développer le langage, les concepts et l’écrit, la littérature jeunesse est un support essentiel pour tous les enfants. Les images qui illustrent les histoires donnent des informations que souvent le texte ne précise pas. Elles aident à comprendre les notions d’implicite et illustre en partie les concepts. Or les images sont souvent inaccessibles.

En cherchant des références autour de la littérature jeunesse et des enfants en situation de déficiences visuelles, je suis tombée sur un article de Régine Michel sur le site de la Fédération des aveugles et amblyopes de France (FAF) qui avait lancé le projet européen Comenius. Elle recherchait des établissements partenaires pour ce projet. Nous les avons rencontrés avec Carole Malet, directrice du CTRDV. J’ai été invité à participer aux journées européennes qui sont tenues en Slovénie en 2012 puis en Irlande en 2013. Chaque pays présentait son travail autour de l’histoire « la très petite poupée » de Marie-Hélène Delval. Quatre pays présentaient des adaptations d’ouvrages, et deux pays présentaient les ateliers mis en place avec les parents autour d’albums jeunesse.

Suite à cette expérience, le CTRDV (Centre technique régional sur la déficience visuelle) / SAMS (Service d’action médico-social) se sont  intégrés à ce projet. J’ai suivi la formation proposée par la FAF avec trois autres professionnels (orthoptiste et orthophoniste). Dans le cadre de la formation, nous sommes repartis avec une malle de la « très petite poupée ». Cette malle était constituée du livre et de ses différentes adaptations, ainsi que d’objets en lien avec l’histoire.

Nous avons mis en place des ateliers avec les enfants, nous avons adapté l’outil à notre public et à nos objectifs. En effet, notre public était légèrement différent que celui initialement prévu : les enfants étaient plus grands, certains avaient des troubles d’apprentissage. Nous avons développé également une recherche action autour des interactions dans les ateliers pour enfants déficients visuels, interactions entre les enfants mais également entre les adultes et entre les enfants et les adultes. Nous avons également travaillé à une adaptation des images du livre pour qu’elles correspondent aux expériences vécues par les enfants lors des ateliers.

Aujourd’hui, quelles activités continuez-vous ?

Je ne travaille plus dans les mêmes structures des PEP mais je continue aujourd’hui à mener des ateliers au Camsp avec les enfants à partir des malles PLR. Nous en avons trois à disposition au sein de l’association : « Le panier de Lulu » et « la très petite poupée » « l’écharpe de Polochon ».

Actuellement nous  proposons des cycles sur 12 séances à un groupe de 4 à 5 enfants. Sur les trois dernières séances, nous fabriquons  les illustrations du livre avec les parents et les fratries, une séance se déroule au Tactilab.
Chaque année, nous nous adaptons aux enfants présents. En suivant toujours le principe des malles, nous nous appuyons sur de nouvelles histoires.

L’année dernière, nous avons voulu mettre d’avantage l’accent sur les habiletés sociales et la gestion émotionnelle. Nous nous sommes appuyés sur les livres « Arc-en-ciel » de Marcus Pfister (éditions NordSud). Nous avons fait beaucoup de bricolages et de manipulations, les enfants étaient déjà avancés dans l’apprentissage du langage et de l’écrit, nous avons pu faire beaucoup d’expérimentations.

Notre objectif aujourd’hui est de formaliser des séances pédagogiques autour d’outils faisant appel à la modalité auditive. La source sonore comme source de reconnaissance des propriétés des objets, l’enregistrement d’une séquence sonore d’un atelier comme objet de mémoire et de permanence d’un savoir, réflexions et manipulation des aspects non verbaux du langage … Il reste beaucoup à penser pour répondre aux besoins des enfants.

Une anecdote à partager autour de ces actions en direction des enfants aveugles ou malvoyants et le livre?

Nous disons souvent que les enfants présentant une problématique visuelle sont en situation de handicap. Mais dans les ateliers lorsqu’il s’agit de transmettre des connaissances et des savoirs faire sans pouvoir s’appuyer sur l’imitation visuelle, je me demande souvent qui se trouve le plus en situation de handicap ? C’est un excellent moyen de lâcher prise avec ses limites et ses peurs …

Quels enseignements avez-vous tiré de ce travail autour de la lecture pour les enfants déficients visuels ?

Dans n’importe quel moment, en fonction de l’endroit où nous focalisons notre attention, nous ne partageons pas tous les mêmes expériences perceptives. Ces différences de perceptions des situations sont souvent à l’origine d’incompréhension entre les individus, nous en avons rarement conscience.

Dans les ateliers, nous sommes obligés d’être attentif à l’expérience de l’autre, c’est extrêmement enrichissant.

La littérature jeunesse adaptée est vraiment un support riche et essentiel. C’est aussi un médiateur qui permet un travail pluridisciplinaire. Chaque professionnel peut y trouver un intérêt.  D’ailleurs dans chaque établissement utilisant les malles, les équipes étaient constituées de différents professionnels : orthoptiste, orthophoniste, éducateur, enseignant, psychomotricien, psychologue … Nous nous rencontrions lors de journées annuelles, et cela permettait d’échanger et d’enrichir les pratiques, nous repartions avec plein d’idées.

L’histoire et la mise en scène de l’histoire sollicite toutes les compétences nécessaires à la motivation et à l’apprentissage. Quelles que soient leurs difficultés, Je n’ai jamais rencontré d’enfants qui ne se sont pas intéressés d’une manière ou d’un autre à nos propositions.

Il est nécessaire de prendre le temps de laisser les enfants découvrir les livres et les objets, de respecter leur temporalité

Un conseil à retenir pour les professionnels qui se lancent dans l’aventure des mots avec des enfants qui voient peu ou pas du tout ?

Etre au clair avec ses intentions et ses objectifs et ensuite laissez émerger sa créativité, et se laisser aussi porter par les enfants… C’est l’occasion de stimuler l’imagination de tous : enfants et adultes. Ces temps permettent de changer de regard sur les enfants… de voir tout ce qui est possible, ils sont surprenants !

et pour les parents ?

Partager un temps de lecture c’est un vrai moment de complicité. Compléter la lecture par des objets comme nous le faisons avec nos malles cela peut être une belle source de jeux. Cela permet la mise en scène de l’histoire, et son appropriation.

Proposer des pages blanches à  illustrer ensemble, créer les illustrations tactiles des histoires permet de laisser l’enfant être créatif, de se défaire des normes visuelles, d’échanger sur les représentations de chacun, même si ce n’est pas parfait, l’important c’est que la trace soit signifiante pour lui…

Les ressources

L’interview de Régine Michel
L’interview de Christine Lyneel
Comprendre le projet PLR, Prélecture Langage et Représentations
Le site du CTRDV, Centre technique régional sur la déficience visuel
Le site du CAMSP Déficience visuelle de Villeurbanne

Les livres adaptés

Marie Hélène Delval. La très petite poupée. Bayard jeunesse. 2009.
Kris Di Giacomo. Le panier de lulu. Editions Frimousse. 2008.
Catherine Metzmeyer. L’écharpe de Polochon. In Contes d’éléphanteaux, grenouilles, souris et compagnie. Bayard éditions.
Marcus Pfister. Arc-en-ciel. Editions Nord-sud.

 

« Le grand livre des guilis »

« Le grand livre des guilis »

Couverture du grand livre des guillisC’est un livre publié en 2018 aux éditions Saltimbanque. Son auteur est Thierry Dedieu.

Son grand format tout en hauteur le fait sortir du lot! Il attire les mains. Pour un tout-petit aveugle ou malvoyant il va peut-être falloir au départ accompagner la découverte de ce grand objet livre…
Il est entièrement rigide couverture comme pages ce qui est l’idéal pour l’exploration des petits doigts.

Plusieurs animaux hilares sur la couverture nous donnent le ton. Voici un livre pour rire et chatouiller les héros de l’histoire. Pourquoi pas finir en partie de guilis géants à la fin ? Autant dire que ce n’est peut-être pas un livre du soir avant d’aller au lit, mais plutôt un livre pour se retrouver après la crèche, la nounou ou l’école..

La taille de la police varie. Certaines phrases dépassent la taille 40, c’est parfait pour les enfants déficients visuels qui peuvent distinguer ainsi certaines lettres pour prendre conscience de l’écrit.
Les pages comportent soit du texte soit deux animaux. Il n’y a pas de détails qui brouilleraient l’information visuelle.

Première page du grand livre des guilisLe déroulé de l’histoire incite l’enfant à entrer en action. C’est lui qui va déclencher la suite en allant chatouiller l’animal prédateur présent sur la page suivante à travers un rond découpé dans la page. La page est grande, il faudra l’explorer pour trouver la zone à toucher. Une fois cette matière explorée et chatouillée, cela permet à l’animal poursuivi de s’enfuir… Cela ne vous paraît pas clair ? C’est beaucoup plus simple avec le livre en main!
Deuxième page du grand livre des guilis

 

Un premier livre jeu dont votre enfant va être le héros. C’est à lui que les animaux sauvés sur la quatrième de couverture vont s’adresser…

Vous souhaitez découvrir un autre livre qui incite l’enfant lecteur à agir sur le livre: « Les émotions au bout des petits doigts »,  ou une collection de livres qui proposent aux enfants des zones tactiles avec différentes matières, mais découvrez aussi les éditeurs de livres tactiles spécialement conçus pour les enfants aveugles.

Vous êtes intéressés par le travail de l’auteur ? Vous pouvez le suivre sur le compte instagram @dedieu.auteur.illustrateur

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Trouver des ressources sur le web pour lire avec les enfants aveugles et malvoyants

Se repérer dans le monde du web pour trouver les bonnes informations n’est pas évident. Il y a parfois trop de ressources, parfois pas assez.

Concernant la lecture pour les enfants déficients visuels, des professionnelles de l’information et de la documentation ont mis en ligne ce printemps 2022 des « padlets » qui regroupent leurs sites favoris pour:

 

Ce travail a été initié par le CTRDV – Centre technique régionale pour la déficience visuelle de Villeurbanne, soutenu par l’Institut public OCENS.

C’est un outil collaboratif porté par un groupe de documentalistes ayant un public d’enfants déficients visuels qui mutualisent leur travail d’identification et mise à jour de ces liens. Ces padlets ou « tableaux de liens » sont donc évolutifs et non exhaustifs. Un picto signale les liens qui renvoient vers un site commercial.

Les autres contributeurs sont des professionnels des lieux suivants:

  • Le Centre d’éducation pour déficients visuels Santifontaine
  • Le Centre de formation et de réadaptation de l’association Valentin Haüy
  • Le Centre Normandie Lorraine
  • Le Centre national de ressources handicaps rares – La Pépinière.
  • La Cité scolaire René Pellet
  • La fondation Le Phare
  • L’Institut des jeunes aveugles de Lille
  • L’Institut national des jeunes aveugles de Paris
  • L’Institut des jeunes aveugles de Toulouse
  • et notre Association nationale des parents d’enfants aveugles ou malvoyants, avec ou sans troubles associés

 

Vous être un professionnel de l’information et de la documentation, et vous souhaitez participer à notre groupe de travail ? Nous échangeons sur nos pratiques professionnelles adaptées aux enfants aveugles et malvoyants
Ecrivez à Amandine: aronzy@anpea.gapas.org

Vous souhaitez suggérer un nouveau lien ou signaler un lien cassé ?
Ecrivez à Fabienne: bibliotheque-ctrdv@lespep69.org

 

 

Un week-end sous le signe de la lecture pour des familles d’enfants déficients visuels

Un week-end sous le signe de la lecture pour des familles d’enfants déficients visuels

En 2019, dans le cadre du projet Prélecture, langage et représentation, l’association IPIDV (Initiatives pour l’inclusion des déficients visuels) organisait tout un week-end autour de l’album jeunesse « Nuit blanche » publié à l’école des loisirs par l’auteur et illustrateur Frédéric Stehr.

Page de couverture de l'album Nuit Blanche

La vidéo qui suit vous montre en 12 minutes le déroulement de ce week-end qui regroupait des familles d’enfants déficients visuels autour de ce livre de littérature enfantine. Yoann le héros du récit va passer une nuit sous une tente, mais que va t-il se passer ?

Les enfants aveugles et malvoyants vont prendre le temps de découvrir les différents concepts évoqués dans l’ouvrage, comment se créer une représentation de l’objet « duvet », « tente » ou encore « matelas pneumatique », c’est ce que ce groupe d’enfants va découvrir en manipulant les différents objets mais aussi en vivant l’expérience d’être sous une tente à la tombée de la nuit.

Ils vont aussi découvrir la permanence du récit, en lisant plusieurs fois l’histoire tout en l’axant sur un angle différent: tout d’abord en découvrant les animaux que va rencontrer Yoann, puis la notion de vent et d’air, et enfin l’expérience de camper.

Ce temps partagé entre parents et enfants sera aussi pour beaucoup l’occasion de partir à la découverte du braille.

Si vous êtes attentifs, vous y verrez Jeanne notre grande lectrice et Jessica sa maman qui ont témoigné un peu plus tôt sur notre blog.

IPIDV Week-end P.L.R ( Prélecture, langage et représentation)

Vous pouvez connaître toutes les activités et services de l’IPIDV sur leur site.